Une installation de production de biofertilisants transforme les déchets organiques issus de la transformation des fruits en biofertilisant grâce à la mouche soldat noire (BSF). Les déchets de fruits, principalement obtenus lors de la transformation, sont placés dans des caisses où sont introduits les œufs de BSF. En 3 à 4 semaines, les larves décomposent les déchets en biofertilisant sec. Les larves et le biofertilisant sont ensuite séparés : les larves sont élevées en cages pour la ponte et le cycle suivant, tandis que le biofertilisant est vendu aux agriculteurs. Les œufs et les larves excédentaires peuvent être vendus aux producteurs de BSF et utilisés comme aliments pour animaux.
L'activité principale de Goshen, la production de fruits secs à base de mangues et d'ananas, génère d'importants déchets organiques, jusqu'à 35 % du poids des fruits, ce qui nécessitait auparavant des méthodes d'élimination coûteuses et néfastes pour l'environnement. Parallèlement, de nombreux petits exploitants agricoles de la région peinent à accéder à des engrais organiques ou biofertilisants abordables en raison de contraintes financières, ce qui limite leur potentiel de rendement. En mettant en place une unité de production de biofertilisants, Goshen répond à ces deux problématiques en transformant les déchets organiques en biofertilisants de valeur, vendus aux petits exploitants agricoles à des prix inférieurs à ceux du marché. Cette innovation transforme un centre de coûts en source de revenus, réduit les coûts d'élimination des déchets et fournit aux petits exploitants agricoles des engrais abordables pour améliorer leurs rendements et leurs conditions de vie. Goshen prévoit d'amortir rapidement le faible investissement initial que représente l'unité de production de biofertilisants, et par la suite de la rendre autonome, lui permettant ainsi de se concentrer sur son activité principale de transformation. Cette double stratégie offre une solution durable et économiquement avantageuse tant pour l'entreprise que pour les agriculteurs.

Les coûts de traitement à Goshen sont élevés, principalement en raison des dépenses importantes liées à la gestion des déchets. L'usine de biofertilisants pourrait réduire considérablement ces coûts en transformant jusqu'à 35 % des déchets organiques en biofertilisant de valeur, permettant ainsi une réduction potentielle de 50 % des dépenses de gestion des déchets.
L'installation génère de nouvelles sources de revenus en vendant des biofertilisants aux agriculteurs et en commercialisant des sous-produits comme les œufs et les larves de mouche soldat noire pour l'alimentation animale. Ces revenus supplémentaires sont essentiels pour compenser les coûts d'exploitation, et le seuil de rentabilité devrait être atteint d'ici quelques années.
L'amélioration des rendements agricoles grâce à l'utilisation de biofertilisants devrait accroître l'offre de mangues et d'ananas destinés à la transformation. Ceci permettra d'augmenter la capacité de transformation de Goshen et de stimuler la croissance économique et l'efficacité opérationnelle.
L'accès à des biofertilisants abordables et à une formation adéquate sur leur application permettra d'accroître les rendements agricoles. Ce soutien permettra aux agriculteurs d'optimiser leur productivité.
La baisse des coûts des engrais, obtenue grâce à l'offre de biofertilisants à des prix inférieurs à ceux du marché, combinée à l'augmentation des rendements agricoles, améliorera considérablement les revenus des agriculteurs.
La mise en place de l'unité de production de biofertilisants minimise l'impact environnemental de l'élimination des déchets organiques par incinération. Cette approche transforme les déchets en une ressource nouvelle et précieuse, favorisant ainsi le développement durable.
L'utilisation d'engrais organiques favorise la santé des sols et réduit la dépendance aux engrais chimiques. Cette pratique soutient une agriculture durable à long terme, bénéfique à la fois pour l'environnement et pour les agriculteurs.
Ces informations sont issues de l'analyse du modèle de prestation de services (MPS) d'IDH pour Goshen , incluant des données provenant de Goshen et de 246 producteurs de mangues et 71 producteurs d'ananas (notre méthodologie d' analyse du MPS et d'enquêtes auprès des agriculteurs est disponible). Par ailleurs, des entretiens ont été menés auprès de l'entreprise, des agents et des agriculteurs depuis le début de l'assistance technique (2022), période durant laquelle l'innovation a été testée et déployée à plus grande échelle. Un délai plus long et des données supplémentaires sont nécessaires pour vérifier et quantifier les impacts. Farmfit réalisera une évaluation finale du MPS de l'entreprise et des moyens de subsistance des agriculteurs, à partir d'une nouvelle collecte de données au niveau de l'entreprise et des exploitations.